Actu France du 30-09-2013

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Version écrite :

Bonjour Brigitte, de quoi allez vous nous parler en cette belle fin de septembre ?

 

Et bien je ne vous parlerai pas du temps qu'il fait aujourd'hui mais plus généralement du climat avec le GIEC puis tout naturellement, c'est le mot, de la Conférence Environnementale. Nous évoquerons également la QPC, l'OPECST. Puis nous irons en Seine et Marne et dans le Gard.

 

On commence donc par le Giec qui confirme l'origine humaine du réchauffement climatique...

 

Le 27 Septembre, c'est le groupe qui rendait les conclusions de son 5ème rapport. Selon lui, chacune des 3 dernières décennies a été successivement plus chaude qu'aucune des décennies précédentes depuis 1850.

 

On a pourtant bien noté une pause des température depuis 15 ans ?

 

Certes mais il s'agit d'une pause de la hausse et elle ne remet pas en cause la tendance au réchauffement. Christophe Cassou, chercheur au CNRS, explique «le climat ne se réchauffe pas de façon continue, il fluctue autour de la tendance à la hausse ». Regardez cet été 2013 : le mois de Juin a été l'un les plus froids enregistrés en Europe, alors que juillet a été l'un des les plus chauds. Sur 10 ans, les graphiques sont vraiment révélateurs de cette hausse, tout comme sont confirmées la fonte de la banquise et la hausse du niveau et de la température des océans.

 

L'homme en est le responsable, mais ça on le savait déjà ?

 

Oui, mais le précédent rapport de 2007 n'était pas aussi affirmatif.Le GIEC dit aujourd'hui qu'il est « extrèmement probable », que le réchauffement observé depuis 1950 est imputable à l'homme.

 

Sur quoi se base ce constat ?

 

Entre autres, sur les mesures de concentrations de gaz à effet de serre qui font apparaître aujourd'hui des niveaux records. Les concentrations atmosphériques de CO2 ont augmenté de 40% depuis l'ère préindustrielle,

 

Conséquences ?

 

Une hausse des températures de 2°C dans les 50 prochaines années et jusqu'à près de 4°C dans 70 ans. Quant au niveau des océans, il pourrait augmenter jusqu'à 30cm d'ici 2046 et de 63cm d'ici 2081...
 

Du GIEC on passe à la Conférence environnementale

 

Justement face à cette urgence climatique, on souhaitait, naïvement sans doute, une conférence environnementale écologique. Or cette seconde édition qui s'est tenue les 20 et 21 Septembre fut surtout économico-politique. Exit la contribution climat énergie : taxer le diesel et le carbonne, ce n'est pas bon en période pré électorale. Seul point à suivre dans les promesses du chef de l'Etat : sa proposition de diminuer de 30% la consommation des énergies fossiles , c'est à dire des hydrocarbures, mais…. à l'horizon 2030.
 

Alors on laisse entendre une éventuelle taxe du nucléaire pour financer la transition écologique....

 

Mais là encore rien n'est dit et puis qui paierait : le consommateur ? EDF ?

 

Le Conseil constitutionnel a examiné le 24 Septembre la question prioritaire de constitutionnalité posée par la société texane Schuepbach.

 

Au plan juridique, la bataille porte sur deux points principaux. savoir si le législateur s'est fondé sur le principe de précaution ou sur celui de prévention, tous deux contenus dans la Charte de l'environnement. Pour l'avocat de Schuepbach,le législateur a utiliser le principe de précaution qui n'est en aucun cas un principe d'inaction. A quoi les avocats de l'état rétorquent que les risques d'atteinte à l'environnement étaient suffisamment établis pour que la loi bascule vers le principe de prévention. Or, en présence d'un risque avéré, le représentant du Gouvernement estime que la loi a pris "la seule mesure propre à assurer la protection de l'environnement".
 

Décision cruciale le 11 octobre. Des nouvelles à présent des deux compères de l'OPECST ?

 

Oui, Mrs Bataille et Lenoir, les 2 parlementaires UMP/PS ont à nouveau voyagé. Après les Etats Unis, la Pologne. Ils y ont renconté les mêmes personnes, à savoir des géologues, des industriels, des opérateurs et des responsables politiques. Devant un parterre acquis, au sujet de la loi de 2011 interdisant la fracturation hydraulique, ils ont affirmé que la décision avait été prise sans réflexion. « Nous espérons bien remettre en question cette loi pour que la France soit en capacité d'exploiter ses ressources si elle en a », a dit Christian Bataille. Et pour ne pas être en reste, Jean Lenoir a ajouté « La position de la France n'est pas tenable. Il n'est pas possible d'être seuls dans le monde avec la Bulgarie à fermer la porte à toute forme d'exploitation du gaz de schiste »

 

Vous nous parlez de ce qui ce passe en Seine et Marne ?

 

En Seine et Marne, les élus départementaux ont décidé de saisir la Cour administrative d’appel de Paris contre l’arrêté préfectoral du 12 octobre 2010 qui autorise la société VERMILION MORAINE à effectuer des travaux de recherches concernant les pétroles de schiste,notamment sur le territoire de la commune de Doue en Seine-et-Marne.
 

Car la sté canadienne Vermillon exploite, en France, depuis 2010 un puits de pétrole de schiste.

 

Effectivement, alors que la France est l'un des seuls pays à avoir mis en place la loi interdisant la fracturation hydraulique en Europe, c'est aussi le seul pays produisant du pétrole de schiste ! Certes , du fait de la loi, la production est à présent limitée à un baril par jour mais Vermillon , non seulement, n'a pas quitté pour autant la France mais en plus il a poursuivi ses investissements : 1 milliard de 1997 à 2013 plus 500 millions prévus entre 2014 et 2020

 

On devine qu'il n'est donc pas prêt de partir ... Vous nous amener dans le Gard où se tiendra une soirée débat «  Gaz de schiste : quelle réponse politique ? »

 

Dans le cadre de ses rencontres « Comprendre pour agir », le gaz de schiste en question, le collectif Basta!Gaz Alès organise sa deuxième rencontre sur ce thème «  Gaz de schiste : quelle réponse politique ? »

La rencontre aura la forme d'une table ronde et d'un débat public auxquels participeront des députés socialistes et écologistes :Fabrice Verdier et Christophe Cavard pour le Gard, François Michel Lambert des Bouches du Rhône, Sabine Buis de l'Ardèche , Michèle Rivasi pour l' Europe ainsi que Max Roustan, maire UMP d'Alès.

Elle aura lieu le samedi 12 Octobre, à 19h30, à Alès, salle du Capitole, place de l'Hôtel de Ville.